samedi 14 mai 2016

Perdu et retrouvé

L'année dernière, je m'étais perdu, en quelque sorte. Il n'y avait rien que je faisais qui me ressemblait. Vous ne pouvez savoir la pression qu'il y a en moins sur mes épaules en ayant arrêté d'être quelqu'un que je ne suis pas. En ce moment, je me suis éloigné d'une personne que je croyais aimer, mais qui n'était qu'un poison à ma vie. D'une part, ce n'était pas uniquement de sa faute. J'ai osé croire bien des choses, chimères!

J'ai encore de la difficulté à accepter le décès de mon ami. Il manque quelque chose. Il était un rouage plus qu'important au sein de mon petit groupe. J'ai rêvé à lui par deux fois cette  semaine. Je me souviens, je lui ai fait un câlin. Ensuite, toute ma petite gang est venue lui en faire un. Geste que j'ai rarement fait avec lui. Ça m'a fait du bien. Ça fait une semaine que je ne dors pas. Je m'inquiète beaucoup pour mes amis qui le connaissaient plus que moi. Je n'imagine même pas leur peine et leur douleur. Je ne trouve pas les mots pour soulager leur tristesse. Je n'ai que ma présence, car, parfois, les mots sont inutiles. Je pense à eux tous les jours. Je vous aime gang! Il n'y a rien de plus important pour moi que de veiller sur ma famille et mes amis à présent. En un an, j'ai réussi à m'oublier, à n'être que l'ombre de moi-même, je ne vivais pratiquement plus les moments que je passais avec ceux que j'aime. Je ne me concentrais que sur de l'illusion. Ce n'est qu'aujourd'hui que je me suis dit : « Bon sang! Qu'ai-je donc fait ? ». J'espère mieux dormir, calmer cette tête qui crépite depuis tellement trop longtemps, avancer avec de nouveaux projets et, SURTOUT, vivre!

Matthy xx

mercredi 27 avril 2016

À bientôt, mon ami!

Si je vous écris aujourd'hui sur mon blog, malgré un long moment d'absence, c'est parce que je ne trouve pas les mots pour décrire ce que mes amis et moi vivons en ce moment. Nous sommes en deuil. Nous devons vivre avec le décès d'un ami, parti trop vite. Je ne fais que repenser à la semaine avant son accident, nous avions enfin réussi à tous nous voir lors d'une même soirée. Ça tenait pratiquement du miracle par les temps qui cours!

Jeudi, 21 avril 2016. 11 h 53.

C'est le moment précis où j'ai appris la fatidique nouvelle, celle qui bouleverse tout. Cette nouvelle à laquelle nous ne sommes jamais préparés. C'est surtout la première fois que je dois faire face à la perte soudaine d'un ami. Il n'avait que 26 ans, et tout l'avenir devant lui. Il savait où est-ce qu'il s'en allait. C'est d'ailleurs l'une des raisons du pourquoi je l'admirais autant. Il méritait la vie qu'il avait, parce qu'il avait su choisir la vie qu'il voulait.

Il était le noyau central de notre petit groupe. Il apportait toujours de folles idées, et nous embarquions à cent mille à l'heure. Nous avions confiance en lui. Il était unique. À présent, c'est de parler de lui au passé qui me fait le plus mal. J'espère encore le voir surgir de nulle part, en criant que tout ça n'était qu'une mise en scène et que son absence servait à nous préparer le plus grand de tous les jeux. Sa folie me manque déjà...

Je pense à celles et ceux qui étaient encore plus près de lui. Je ne peux imaginer ce qu'ils traversent en ce moment. Sa copine, ses meilleurs amis, sa famille, je suis déchiré de voir que tout bascule.

Quand je repense à ses petites mimiques et à sa folle folie, je ressens un vide, comme si je réalisais par bribes que tout ça ne sera plus. Jamais plus il ne surgira de nulle part pour nous faire le saut, jamais plus il va s'approcher de toi en te chuchotant des niaiseries et jamais plus il nous fera l'honneur de sa présence physique. Aurevoir Alex! À la prochaine.


dimanche 17 mai 2015

Des éclats de verre

Des éclats de verre et de rêve me font saigner. Une bombe s'abat et ma conscience en fugue. Trop de guerre pour un tout petit corps. Trop de trop pour que je puisse avaler. Un regard des deux côtés, trop tard. Je suis désormais impliqué dans une histoire. Un chapitre qui se construit sans mon consentement. Une vie qui ne fait que m'agacer avec des faux semblant, si délicieuse et si amère à la fois. Regarder une dernière fois derrière moi pour être certain, se renfoncer plus creux. Un désir ardent qui vaut plus que tout ce que je possède. Prêt à déchirer mon âme pour un peu de chaleur. Déception de réaliser qu'il y a toujours mieux ailleurs que soi. Perte totale de compréhension, perte totale de raison. C'est pratiquement de l'hérésie, des balivernes. Ne plus se reconnaître devant un miroir. Passer à côté de quelques pages. Ne plus savoir danser convenablement. Trop de questions pour un si grand cœur. Trop de trop pour me sentir en vie. Avoir envie d'avoir sa chance. Déception de réaliser qu'il y a toujours mieux que soi. Vouloir tout arrêter et enfin respirer. C'est inutile, la gueule du loup est tentante. Recroquevillé dans un coin, je mange mes misères en silence. Un silence criard. Un silence noir. Un silence sans nom. C'est toujours ainsi, ça recommence, toujours et toujours. Des éclats de verres et de rêve qui me font saigner.

Matthy xx

D'une manière ou d'une autre

D'une manière ou d'une autre, j'ai grandi. J'ai grandi d'avoir su me rapprocher. Malgré tout le mal que ça me procure, je veux savoir. Je veux savoir jusqu'où ça pourrait aller. D'une manière ou d'une autre, je comprends. Je comprends que je suis confronté à une dure réalité. La douleur ne s'amoindrit pas, c'est juste la carapace qui se renforce et qui m'empêche de déconner. D'une manière ou d'une autre, je vois. Je vois tout ce que je peux accomplir avec une certaine volonté. Je constate qu'il y a, quelque part, un petit quelque chose fait sur mesure pour ma grandeur d'âme. D'une manière ou d'une autre, je pleure. Je pleure de ne pas avancer. Malgré le fait qu'il me suffirait de me frayer un chemin tracé tout juste devant moi. C'est de savoir qu'il me manque une sphère à mes côtés. C'est ce qui embrouille mon système de contrôle. D'une manière ou d'une autre, j'ai grandi. J'ai grandi parce qu'en ayant pleuré, en ayant vu et en ayant compris, je peux m'estimer heureux de ressentir. Même si mes envies ne sont pas comblées, je marcherais droit pour découvrir la suite de ma vie. Malgré le fait que ça pourrait être avec ou sans.

Matthy xx

La douleur et ses manies

Je ne comprends pas cette douleur. Elle est si intense, mais silencieuse. Tout se passe à l'intérieur, comme un secret. Cette douleur me connaît par cœur. dans les moindres détails. Elle sait si bien jouer contre moi que, durant  la nuit, elle ouvre la porte des mauvais souvenirs. Elle essaie de m'épuiser pour que je craque. Heureusement, je suis fort, mais je ne pourrais maintenir le cap bien longtemps. La douleur s'intensifie en riant. Pourtant, elle n'a rien fait, elle. Elle ne fait que nourrir mes peurs. C'est ce qui l'amuse. Il ne faut pas lui en vouloir. J'ai bien beau lui demander de partir, mais elle me rit au nez, comme le ferait un singe. Quand je mets les freins, la douleur va voir ailleurs. Elle revient au galop à la seconde où l'angoisse me reprend, puis elle s'amuse à nouveau. Elle connaît mes points faibles. Elle sait ce qui me fait exploser. C'est ce qui l'excite. Elle se fout de ce qui peut m'arriver, elle est égoïste. La douleur ne peut ressentir la douleur, elle. Elle ne sait pas c'est quoi avoir mal. Elle ne peut pas comprendre, elle. Je veux pouvoir l'enlever de ma tête malgré que je sais qu'elle s'en ira et se lassera de moi pour quelque temps. Jusqu'au moment où je lui redonnerais envie de sonner à ma porte. Elle se souvient toujours de moi et de ce qui me fait mal, même après des années. Cette douleur, elle sait qu'elle ne craint rien. Si je tente de la déjouer, ça ne pourrait qu'aggraver les choses. Elle n'est pas bête, elle se lie d'amitié avec mes peurs pour me défier. Ce n'est pas un combat loyal. Ils me font reculer dans un coin en ne sachant plus quoi faire. Dans ma tête, il y a ce bruit silencieux. Je voudrais tellement crier pour tout faire sortir. Avec le temps, madame Douleur apprend bien les leçons. Elle me laissera un répit une fois de temps à autre pour savourer encore plus les prochaines fois. Elle se montre bien mesquine. Ce n'est pas de sa faute, elle en demande toujours plus. Il faut bien se satisfaire dans la vie non ? J'ouvre les valves souvent quand elle vient me piquer, car c'est tout ce que je peux faire. Je n'ai plus le contrôle. Je ne peux même plus me supporter. Elle se montre bien fière d'avoir réussi à me dominer. Je me sens si minuscule avec elle. Elle me demande de me tenir sage, c'est notre secret à nous deux. Tout ce qu'elle veut dans le fond, c'est se sentir spéciale. Ce n'est pas de sa faute, elle ne connaît que ça de la vie. Ça ne doit pas être évident pour elle. J'aimerais bien qu'elle aille jouer ailleurs, je voudrais dormir en paix. En même temps, je fais exprès de l'attirer, avec mes envies inassouvies. Tout est de ma faute. Je commence à comprendre maintenant. La douleur est fragile et elle ne veut que jouer, avoir de l'attention. Ça lui donne une raison de vivre.

Matthy xx

mardi 5 mai 2015

Fire Meet Gasoline


Je laisse cette chanson ici en espérant qu'elle vous donnera autant de frissons que j'ai pu en ressentir en l'écoutant. Nous avons beau dire que nous ne comprenons pas la moitié des mots que Sia prononce, mais sa force de vivre transparaît dans sa voix. C'est sublime.

Toucher les étoiles sans me brûler

Je regarde le plafond sans dire un seul mot.

Je me sens épuisé de tout ce qui m'arrive... ou plutôt de ce qui ne m'arrive pas. Je prends tout ça un peu trop dramatiquement, mais c'est comme ça que je me sens. Il y a des années que je me sens fatigué de tout... et je ne sais pas ce qui me rendrait vraiment heureux. Je sens beaucoup de changement autour de moi et je dois gérer le tout en essayant de guérir mon manque de confiance. Je me prends pour un funambule malhabile qui s'enligne sur son fil de fer au dessus d'une immense abîme. Je me laisse miroiter des histoires parce que c'est beaucoup plus beau que la réalité qui s'offre à moi. C'est beaucoup mieux que ce à quoi je dois faire face. L'impression de ne pas être à la hauteur n'existe pas. C'est beaucoup plus facile, plus léger.

Je continue de regarder le plafond sans dire un seul mot.

Je regarde le film de ma vie et de tout ce que j'ai accompli. Il y a de beaux moments, mais il y a aussi des moments atrocement éprouvants. Je reprends mon souffle, je me relève, en essuyant mes larmes. Ils n'arrêtent pas de me dire que je suis fort et qu'il faut que je fonce... mais avant de continuer ma course, il faudra bien que je trouve le moyen de me détacher de ces boulets qui me retiennent. Je me demande parfois où je trouve la force de continuer. Je suis essoufflé et ça me rend fou. Je ne veux pas me faire interner de trop vivre dans mes rêves quand je vais vieillir. Je ne veux pas que mes illusions aient finalement raison de moi. Je ne veux pas mourir avant de me donner complètement à quelqu'un même si on n'arrête pas de me répéter que la seule personne qu'il faut aimer c'est soi-même. Je me demande parfois où je puise mon énergie à continuer de sourire et à aimer. Je pourrais facilement commencer à détester tous ces gens qui s'étreignent par envie. Je pourrais aisément me retirer et rester dans mon coin à en vouloir à la planète entière. Je ne sais pas pourquoi j'ai cette rage de vivre, cette volonté de me relever quand je tombe violemment au sol.

Je ferme les yeux en espérant que ça va finir, mais ça va continuer.

C'est en ayant ramassé d'immenses déceptions que je ne vois plus vraiment de lumière autour de moi. J'ai mal à mon être de toujours devoir repartir à zéro. Je veux simplement arrêter de m'enfoncer dans des sables mouvants. Je voudrais m'élever pour admirer une belle vue, toucher les étoiles sans me brûler, tracer un destin convenable. Je n'en demande pas trop, enfin je crois... Je sais que j'ai tout en mon pouvoir pour changer les choses, mais je veux m'orienter vers la bonne direction. Ce que, visiblement, je n'arrive pas à faire.

Matthy xx