samedi 7 mai 2022

C'est quoi la suite?

Il ne s'agit que de moi et de moi seul pour avoir la vie que je veux. Ce n'est pas d'hier que je le sais, mais le dire à voix haute rend tout ça tangible; je ne peux plus ne plus y penser.

Et si je faisais ma valise pour partir loin; vivre une autre vie?... ou du moins m'approcher un peu plus de la personne que je voudrais être et non celle que je me construis avec les paramètres qu'on m'a donnés. Juste la pensée de le faire, de tout quitter, me fait fantasmer. Non pas que je n'aime pas ceux qui m'entourent, mais je veux tellement partir vivre quelque chose qui me donnerait un second souffle. Je veux enfin me réveiller de ce rêve atroce; de cette course contre la montre.

Je commence à perdre mes cheveux, je porte désormais des lunettes pour mieux voir. Je me sens vieux. Je me sens vieux et pressé. Perdre ma jeunesse... en l'ayant vécu à moitié. Juste cette pensée que je peux faire le plus noble des choix, celui de me respecter, me donne le sentiment de prendre l'instant d'une seconde le plein contrôle de mon être.

Mais, comme on peut le deviner, il y a tant de contraintes dans ma vie qui fait que je suis ramené d'une façon abrupte à la réalité. Je ne peux m'échapper. En fait, en y pensant bien, c'est plutôt l'aspect monétaire la plus grande des contraintes.

J'ai maintenant une voiture et je suis en voie d'obtenir mon permis de conduire. Une liberté que je sens arriver et qui me fait vibrer jusqu'à la moelle des os. Mais est-ce suffisant? Après cette grande étape, c'est-à-dire pouvoir aller où je veux et quand je le veux, c'est quoi la suite? Une chose en son temps, j'en conviens.

Je me souviens, avant que la pandémie ravage tout, je n'avais qu'une seule envie : déménager à Montréal. C'était bien avant l'idée d'envisager de posséder une voiture. Je me souviens, j'étais assis, songeur, dans l'autobus sur le chemin du retour, je ne faisais que penser à ma potentielle nouvelle vie. J'avais des frissons qui me parcouraient le long de mon corps; j'étais euphorique.

Puis, d'autres paramètres se sont ajoutés, encore et encore. Je devais faire face à d'autres problèmes. Même si, dans l'immense tempête, j'ai embrassé quelques victoires, il y a toujours ce vide que je n'arrive pas à combler. De plus, j'ai l'impression que mon anxiété a pris le dessus sur ma manière de penser. Je n'ai plus l'impression de penser de la même manière qu'avant et j'en suis confus.

Avec le constat que trouver l'amour me sera de moins en moins possible, je devrai me résigner à apprendre à m'aimer en solo, tout en faisant une croix sur l'affection à deux que je convoitais tant. Je hisse le drapeau blanc. J'ai compris que je n'étais pas assez beau, ni assez sain d'esprit et ni assez autonome pour vivre une vie normale. Après trente-trois années, on commence à comprendre bien des choses.

Et si je me trompais? Et si je me propulsais encore un peu pour voir ce que ça donne? J'ai toujours cette soif de vivre et c'est là le problème. Cette soif d'aventure, je la consomme que dans mes rêves.

Mon plan, en tout honnêteté, c'est de me lever le matin, prendre ma douche, prendre le meilleur des déjeuners, m'habiller, prendre une valise que j'ai préparé la veille, en emportant avec moi le strict nécessaire (c'est-à-dire des vêtements, Kuzco, Mufasa, mon portable, l'autographe de Lady Gaga et des photos des gens que j'aime), je monte les escaliers, j'ouvre la porte, je me dirige vers ma voiture, j'embarque et je pars... tout simplement, sans me retourner.

Je préviendrais quelques amis de mon plan. Je leur dirai que j'aimerais réécrire une portion de ma vie et que j'aurai besoin d'eux pour qu'ils puissent me protéger si je faisais fausse route. Ça sert à ça des amis.

J'aimerais faire un voyage pour me retrouver. J'aimerais m'habiller comme j'ai toujours eu envie de m'habiller. Je veux rencontrer de nouvelles personnes, et apprendre d'eux. Je vais consommer de l'art, je vais créer de l'art comme jamais.

Ce soir, je vais dormir en sachant que ce rêve n'est que poussière et que je vais me réveiller le lendemain dans cette réalité pas si merdique que ça, mais pas à la hauteur de mon potentiel. Mais je lance dans l'univers que j'aimerais qu'on me donne des réponses et des opportunités. Ça fait longtemps que les signes ne m'apparaissent plus. Je veux qu'ils reviennent pour aiguiller ma vie. Je lui fais confiance tout de même.

Ce que je sais très bien, et elle l'a prouvé plus d'une fois, c'est que la vie nous surprend toujours.

Je vais bien malgré tout, je me sens vieux, mais jeune en même temps. Je me sens pressé, mais à l'heure. Je me sens sage, mais tout aussi spontané. J'aimerais prendre un peu plus de ce que j'avais et délaisser ce que je n'aime plus de moi. J'aimerais refaire un mélange et verser le tout dans un moule que je vais me créer et qui aura la forme plus-que-parfaite.

Bien à vous.

dimanche 9 janvier 2022

La sagesse dans l'échec

Je croyais que c'était l'aboutissement d'un vieux rêve, mais j'avais tort. En fait, cet aboutissement n'est pas celui dont j'espérais. Une épreuve s'est mise sur mon chemin pour confirmer que je devais fermer l'un de mes chapitres. Je devais savoir si c'était le chemin à prendre. Heureusement, mon instinct a pris le dessus; ma petite voix intérieure a crié haut et fort. Avec l'opportunité qui s'est offerte à moi, je croyais à tort que c'était la vie dont je voulais mener. En fait, c'était plutôt une ancienne vie que je désirais. Je croyais qu'il devait y avoir une finalité à ce que j'avais accompli par le passé.

Même si le deuil a été fait depuis des lustres, j'ai toujours considéré cela comme un échec. Sur un plateau d'argent, on m'a enfin offert ce que je recherchais jadis, mais ce n'était plus le moment. Il était trop tard. Mes rêves ont changé; mes rêves ont mûri. Je devais tenter le coup, car je croyais que c'était la dernière fois que cette occasion se présenterait à moi, que c'était un signe qu'enfin j'étais prêt. L'ironie dans tout cela, c'est que c'est vrai, ça va bel et bien être la dernière fois. J'ai compris que ce vieux rêve était désuet; ce vieux rêve ne fait plus partie de ma vie. En acceptant de sauter dans le vide, ma tête se livrait une grande bataille. D'un côté, je voulais tant prouver à moi-même que j'en étais capable. De l'autre, j'avais des craintes de perdre ce que j'avais bâti avec mon nouveau rêve. Le vieux rêve ne me fait plus sourire.

On m'a fait confiance et j'ai tout fait dans la spontanéité, j'ai tout agrippé. Je ne voulais pas lâcher ce que j'avais mis tant de temps à vouloir. Il fallait que je lâche prise. Après avoir goûté quelques instants à ce chemin tant désiré, je me suis rapidement aperçu que c'était fade, que ce n'était plus moi. J'avais cette impression de perdre cette liberté que je m'étais offert inconsciemment. Encore une fois, je voulais être comme les autres... mais je ne suis pas comme les autres. Je construis mon chemin à ma manière.

J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Ça m'a ramené une dizaine d'années en arrière. J'avais l'impression de fuir encore et toujours, que j'allais encore ressentir l'écho d'un échec cuisant. Mais après réflexion, j'ai compris que ce n'était pas de la fuite, mais que c'était mon nouveau rêve qui me suppliait de ne pas l'oublier, car il me faisait sourire à tous les jours. Je ne me vois pas vivre une autre vie que celle-là. Je veux être heureux.

Je sais que je vais décevoir bien des gens à propos de ce revirement de situation. Je ne suis pas dans le déni, j'ai enfin compris. J'ai compris que ce n'était pas un échec, mais un épanouissement. Je sais qu'il y a tant de choses qui m'attends, je n'ai pas fini de vivre des trucs immensément beaux. Ce n'est pas un accident de parcours, c'est une réalisation; une claque au visage.

Désormais, je continuerai ma route avec la conviction que j'ai fait les bons choix.

Matthy xx

dimanche 5 décembre 2021

Et maintenant que la lumière me suit

En ce moment même, je regarde en arrière et j'esquisse un sourire en coin. J'ai peine à croire que j'ai traversé tout ça. À l'époque, j'étais loin de m'imaginer tout ce qui allait m'arriver, même ces choses que je croyais hors de ma portée. Pouvez-vous croire que je suis désormais l'heureux propriétaire d'une voiture ? Il est loin le petit garçon qui avait peur de tout, même de son ombre.

En relisant certains textes du blog, j'ai constaté à quel point j'ai été pris au piège dans ma propre tête. Je vivais dans une roue infernale de mauvaises pensées qui me pourrissaient la vie. Je ne voyais absolument rien devant moi. Un jour, j'en ai eu assez. C'est à force de me convaincre que j'avais de la valeur que j'ai finalement fini par décoller loin loin loin jusqu'aux étoiles.

Désormais, je suis à l'écoute de mes besoins, de mes limites et de ce que je veux accomplir. Je ne cesserai plus jamais de rêver et de voir en grand. Je suis exactement là où je dois être. Et je sais que ça va aller pour le mieux.

J'ai longtemps été à la recherche de mon identité et j'ai longtemps voulu être la meilleure version de moi-même. En 2010, quand j'ai eu l'idée de créer ce blog, c'était avant tout dans le but d'avoir un projet ludique qui me permettrait d'écrire. C'est ainsi qu'est né le désir de résumer mes journées à travers des textes. En mélangeant l'ordinaire à l'extraordinaire, j'ai finalement découvert que ce blog était un vibrant exutoire qui m'a permis d'atteindre le fond, de sortir les mots laids et de les rendre beaux. Ma poésie côtoyait la monotonie de mes journées. Je faisais énormément de fautes de français, mais je m'en fichais.

J'exprimais avec véhémence ma rage et ma colère. Il y avait des jours où je m'haïssais tellement. Tout ce dont je rêvais flottait en solitaire dans un coin hors du temps. Je tendais les bras pour tout attraper, mais tout se diluait au contact de mes mains. Et il y avait ce bruit sourd qui me suivait dans mes solitudes; ce fameux bruit que je voulais tant faire taire.

Pour un temps, écrire était une libération... mais lorsque les mots ont commencé à me faire mal, j'ai arrêté d'écrire. Pourtant, j'aimais tellement ça. C'était comme si je dérangeais encore. Comme si je devais plaire à ce blog que personne ne lit. Comme si j'avais honte de la personne que j'étais et des choix que je prenais.

J'ai réussi à me sortir de ma torpeur. Je me suis fait confiance. Et maintenant que la lumière me suit, je suis capable de tout, du possible à l'impossible, du lundi au dimanche.

J'ai enfin trouvé la personne que je suis. Je ne vis pas dans un conte de fée, mais cette lumière que je tiens enfin entre mes mains me permet d'attraper ces bouts de rêves flottant au-dessus de ma tête, à mon rythme, à ma cadence.

Je suis heureux, maintenant !

Je vis avec de l'anxiété depuis quelques années et j'apprends à vivre avec cette condition. J'accueille mes sentiments, les bons comme les mauvais. Je valide ce qui se passe à l'intérieur de moi. J'ai accepté le fait que ma vie était différente des autres et qu'elle le sera toujours. J'ai appris que je pouvais tout de même être heureux.

Merci pour tout !

Matthy xx

mercredi 17 janvier 2018

La théorie des balises

Il y a des limites à tout. Mettre des balises est important, pour vous et tous les autres. Ce texte s'adresse aux éternels anxieux de ce monde.

Depuis que je suis jeune que j'analyse les gens. Ces analyses me permettent d'arriver, ou du moins de tenter, à les comprendre et à tenter de me comprendre moi-même. J'ai commencé à analyser les gens après avoir remarqué que certaines personnes me fuyaient. Quand j'étais enfant, j'aimais trop les gens. Je faisais des câlins à littéralement tout le monde. C'était ma façon de leur démontrer toute mon affection. Dans le fond, je ne faisais qu'appliquer ce que l'on me faisait. Étant une personne de petite taille, disons  que j'étais vraiment minuscule étant enfant et que le réflexe des adultes étaient bien sûr de me câliner et de me prendre dans leur bras. Donc, les câlins que je donnais, c'était de la vraie affection. Mais ça ne faisait pas le bonheur de tout le monde et je l'ai su assez durement.

Flashback. Au primaire, ma sœur et moi, étant handicapés, au lieu de jouer dehors avec tout le monde à la récréation, nous étions vautrés dans un local avec une gentille dame qui nous surveillait. Il y avait aussi deux autres garçons handicapés avec nous. Je me suis beaucoup attaché à l'un des garçons. Je voulais tout le temps être avec lui. Par contre, ce n'était pas tout à fait réciproque de son côté. Un moment donné, par une belle journée, il s'est mis à me fuir. Au début, je ne comprenais pas alors je le suivais... et il fuyait de nouveau. Dans ma tête, je ne comprenais pas. Il s'est mis en colère. On m'avait très clairement expliqué qu'il n'avait pas envie de jouer avec voir et j'ai finalement compris. Mais c'est après que ça m'a bouleversé. Même encore aujourd'hui, je repense à ce souvenir. C'était la dernière journée d'école avant les fêtes, je mangeais avec tout ceux qui prenaient l'autobus dans ce même local où j'allais en récréation. Les surveillantes du midi avaient prévu de petits cadeaux pour tout le monde. J'étais emballé de pouvoir en recevoir un. Sauf que le cadeau n'est jamais venu. Vous savez, je ne sais pas ce qui s'est exactement passé. Avait-il simplement oublié de m'acheter un cadeau? Il est vrai que nous étions quand même plusieurs élèves, qui d'ailleurs plusieurs d'entre eux étaient de vraies pestes, alors un oublie serait comprenable. Je me souviens que ma sœur avait reçu une barbie. Je suis allé voir ma surveillante pour lui demander où était mon cadeau, car j'avais encore le mince espoir qu'on avait tout simplement oublié de me le donner. Au lieu de cela, ma surveillante, qui avait l'habitude d'être gentille et douce avec moi, m'a tout simplement dit : Tu n'as pas eu de cadeau parce que tu n'as pas été gentil avec Simon l'autre jour! Ça m'avait vraiment secoué. Je voyais ces pestes qui se battaient à coups de poing sur la gueule brandir leurs cadeaux fièrement alors que j'étais puni d'avoir trop démontré mon affection à une personne. Ma sœur, qui m'a vu tout à l'envers, m'a offert de partager sa barbie avec elle, elle était si gentille. Fin du flashback.

Depuis ce jour-là, j'ai commencé à analyser mon comportement face aux autres. Je me demandais constamment si j'étais dans l'erreur. Cette envie de câliner les gens étaient toujours présente. On peut même dire que ça faisait partie de moi. J'ai commencé à m'excuser sur tout ce que je faisais pour ne pas déranger les gens. Tellement que ça en est devenu une obsession. Je voulais trop plaire aux gens et au moindre faux pas, je m'excusais et je m'en voulais terriblement. Depuis, j'observe tous les moindres gestes, regards, le non-verbal de tout le monde, pour essayer de comprendre si la personne en face de moi se sentais bien ou non en ma présence. Au début, j'ai eu beaucoup de mal. J'ai pensé que je devais toujours être comme les autres voulaient que je sois ou que je pensais qu'ils voulaient que je sois (je ne sais pas si c'est clair). J'ai passé des années à essayer de me trouver des façons de me faire aimer. Cette obsession prenait de plus en plus d'ampleur dans ma vie.

Des anecdotes comme mon flashback, il y en a eu souvent, trop même. L'essentiel de tout cela, c'est que, malgré tout, avec toute l'expérience acquise, je peux en retenir du positif. Il y a des limites à tout. Mettre des balises est important, pour vous et tous les autres. J'ai développé ma théorie sur les balises:

balise. Dispositif destiné à signaler un danger ou à délimiter une route, une voie de navigation maritime ou intérieure, ou de circulation aérienne. Mire disposée au sommet d'un arbre ou d'une perche pour permettre d'effectuer des visées de triangulation.

Une balise, grosso modo, c'est un peu comme une sorte de point de repère pour savoir où t'enligner dans vos relations interpersonnelles. Pour appliquer cette théorie, il faut aussi apprendre à lâcher prise sur un paquet de situations qui peuvent être hors de votre contrôle. Par exemple, vous n'avez pas le contrôle si une personne ne vous aime pas comme vous aimeriez qu'elle vous aime. Ce n'est pas à vous de décider. Mais cela ne veut pas dire qu'elle vous déteste, seulement que quelques limites s'imposent à votre relation. D'ailleurs, il se pourrait qu'en établissant ces balises, ça ne peut qu'améliorer la relation que vous avez avec cette personne. Ça peut vous sembler encore flou ça. Je vais essayer de vous éclairer un peu plus avec ce que j'avance.

Lorsque je dis balise, ça ne veut pas dire qu'il faut absolument que tu mettes des limites nettes et de le dire explicitement à la personne concernée, c'est tout simplement une question d'y aller avec ce que tu ressens, c'est aussi d'essayer de comprendre l'autre personne sans nécessairement t'oublier toi-même. Tu ne sais pas ce que l'autre personne a vécu dans sa vie. Si cette amitié est destiné à seulement vous fréquenter dans un contexte de groupe, qu'il en soit ainsi. Il y a des amis avec qui vous pouvez confier tout vos moindres secrets et d'autres où la pluie et le beau temps seraient suffisant. Au bout du compte, ce n'est qu'une question d'analyse et de compréhension.

Même encore aujourd'hui, je doute beaucoup. Mais j'ai cette chance de m'être entouré de personnes compréhensives qui ne m'abandonneront pas si je galère un peu en faisant une crise d'anxiété. J'ai peur de l'abandon, mais j'y travaille sérieusement depuis quelque temps et je vous le dis, le lâcher prise et la compréhension des autres sont d'excellents moyens de tout relativiser. C'est se dire que ce n'est pas grave si une personne a donné deux câlins à votre autre ami et qu'elle ne vous en a pas donné. Essayez de définir la nature de votre relation avec cette personne. Ce n'est pas grave si elle ne l'a pas fait. Surement qu'à ce moment-là, ce tout petit moment, le câlin entre vous deux ne s'y prêtait pas. Il faut apprendre à vous connaître l'un et l'autre. Il y a de ces relations qui se font en deux minutes comme il y en a qui se forment en plusieurs années. N'ayez pas peur toutefois d'être vous-même et de laisser aller les choses comme elles viennent. Si la personne ne vous aime pas, au moins, vous aurez le mérite d'être resté vous-même tout le long et tant pis si la personne ne prend jamais la peine d'essayer de vous connaître.

La balise aide surtout à socialiser, à établir des critères dans votre tête. Par exemple, si la personne avec qui vous parlez ne s'intéresse pas à la musique, n'en parlez pas tout simplement. N'y allez pas dans le sentimental si l'occasion ne s'y prête pas ou si vous n'êtes pas assez proche pour dévoiler certaines choses intimes avec elle. Ce ne sera pas tout le monde qui sera à l'aise avec ça et ce n'est pas tout le monde qui se doit de tout savoir sur votre vie (croyez-moi, le moulin à paroles que j'étais s'est beaucoup assagi, et c'est tant mieux, ça m'occasionne beaucoup moins de trouble à présent). N'hésitez pas à dire à la personne, avec parcimonie bien entendu, que vous appréciez leur présence à vos côtés, sans attendre nécessairement de quoi en retour. Évaluez votre relation. Si en deux ans, rien ne vient de son propre gré, commencez à considérer cette relation différemment, n'y accordez plus autant d'importance, la vie ne veut tout simplement pas que votre relation évolue plus intimement... et ce n'est pas grave! Tu ne peux pas aimer tout le monde et ce n'est pas tout le monde qui t'aime. Si vous assimiler au moins cette phrase, vous venez de franchir un très grand pas.

Vivez votre vie, il n'y a pas une seule minute à perdre. C'est très cliché ce que je dis, mais c'est tout de même la réalité. J'ai tellement vécu de souffrance avec toute cette paranoïa et ces crises de panique. Toute ma vie, j'ai essayé de comprendre les gens afin de vouloir leur plaire, sans essayer tout simplement de me comprendre. Ce n'est pas tout le monde qui peut vous lire en un seul regard. La patience est d'or. Prenez surtout soin des personnes qui vous entourent et qui sont là peu importe. Eux, vous les reconnaîtrez facilement, c'est garanti!

J'espère que ce petit texte vous éclairera un peu plus. Je comprends trop bien ce vous vivez, je fais partie de la même gang. Vouloir à tout prix se faire aimer de tous ses comparses, c'est éreintant. Maintenant, j'ai appris à faire le tri, tranquillement, et ceux qui sont pour rester vont le rester! Faites attention à vous et essayez de vous amuser. C'est tellement plaisant de rencontrer du nouveau monde. Gardez à l'esprit que ces gens ne pourront qu'être de passage comme ils peuvent être présents le restant de votre longue vie!

Matthy xx 

Choisissez-vous!

Dans la vie, nous n'avons pas le contrôle absolu. Nous faisons constamment face à des choix, aussi futiles que difficiles. Mais c'est à toi d'en choisir le chemin. Le matin au réveil, tu choisis quelle tartinade mettre sur tes toasts. Ça, ce n'est pas un choix compliqué, mais tu le fais quand même, de ton plein gré, et il n'y a personne pour te réprimander. D'un autre côté, nous sommes souvent confrontés à des choix qui pourraient changer le cours de notre vie. Et si cela arrivait, faisons ce que notre cœur nous dit, ressentons ce qu'il y a au plus profond de nous, à ce moment-là. C'est clair qu'il y aura du monde pour nous réprimander, mais il n'y a personne qui sait ce que nous vivons vraiment à l'intérieur, il n'y a personne pour comprendre véritablement qui nous sommes. Récemment, j'ai vécu énormément de situations où je me suis dit qu'il fallait que je le fasse et qu'il fallait que j'écoute ma petite voix intérieure. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais c'était une sensation énorme, sans trop savoir avec certitude où ça allait me mener. Je ressentais une sorte d'énergie qui me poussait à le faire.

C'est après avoir écouté ma conscience et mon instinct que je me suis senti vraiment fier de moi-même. C'est cette impression de réussite que je veux ressentir à tous les jours. J'ai beaucoup de défauts et j'essaie tant bien que mal de m'améliorer. Apprendre à dire non en est un qui pèse lourd dans ma liste. Assumer mes choix en est un autre également. Je ne le fais pas que pour être une bonne personne ou avoir bonne conscience, je le fais pour respirer mieux, je le fais pour ne plus avoir peur.

Parlant de choix, je viens tout juste de terminer un film à la télévision. Vous savez ces films où un protagoniste revit la même journée encore et encore pour comprendre ce qu'il doit changer dans sa vie? Ça m'a toujours impressionné ce type de film, et il y a une raison à cela. La raison c'est que, dans un sens, j'aimerais tellement que ça m'arrive pour pouvoir modifier certains passages de ma vie, avec la conscience et la sagesse que j'ai accumulé avec les années. Ces journées où certaines personnes se sont moquées de moi et que je leur accordais beaucoup trop d'importance. J'aurais aimé pouvoir leur démontrer mon indifférence et me concentrer sur ce qui était vraiment important. Au lieu de cela, je passais à côté de tellement de belles autres facettes de ma vie, je voulais être quelqu'un d'autre pour impressionner ces quelques personnes qui, aujourd'hui, ne sont plus dans mon décor. Mais, c'est toujours comme ça, nous le réalisons toujours après des années. Pourtant, dans l'autre sens, je ne veux rien changer du tout à ce que je suis. Si j'avais changé ne serait-ce qu'une toute infime portion de ma vie, je n'aurais probablement pas les amis formidables que j'ai en ce moment ni cette force qui m'habite et m'ordonne de continuer à avancer à tous les jours.

Faites des tests pour voir. Par exemple, si ça ne vous tente pas d'aller à une soirée, n'y allez pas. Si vous y allez seulement pas peur de ne plus vous faire inviter par la suite, posez-vous des questions sur la relation que vous avez avec ces personnes. Faites les choix pour vous. Sans oublier nécessairement les autres, faites-le pour vous sentir bien dans votre peau et être en paix. C'est après que vous allez ressentir cette fierté de vous avoir choisi. Même si, malgré tout cela, les gestes que vous avez posés ne donnent pas les effets escomptés, permettez-vous ces erreurs et recommencer tout simplement. Cela exige beaucoup d'examen de conscience.

Vous n'avez pas le contrôle de la vie, mais vous avez le contrôle de votre vie et des choix qu'elle vous propose. Vous n'êtes pas laids, vous n'êtes juste pas le type d'une personne, mais vous serez le prince ou la princesse d'une personne encore plus belle. Regardez-vous dans le miroir, nus, et soyez fiers de votre corps. Écoutez la musique que vous avez vraiment envie d'entendre. Allez à la rencontre de cette personne que vous voulez tant connaître, mais dont vous ne vous permettez pas sous prétexte que vous ne serez pas assez intéressants pour cette personnes (j'applique ceci à moi-même) Choisissez-vous!

Matthy xx

mercredi 15 novembre 2017

J'ai embrassé Lady Gaga

Si ce titre peut, à priori, sembler trompeur digne d'un clickbait bien conforme, sachez qu'il n'en est pas un. Si j'ai vraiment embrassé Lady Gaga? Comment dire... ce n'était pas un gros french, mais un petit bisou bien respectueux. Je ne suis pas encore redescendu de mon si joli nuage. Que dire des belles choses qui m'arrivent en ce moment.

Je dois dire merci à la vie en ce moment de m'offrir ces belles choses. Ça me permet de continuer à foncer dans la vie, à croire que je suis capable de l'impossible. Merci à Eric et Marc pour ce moment épique, sans vous, ça n'aurait pas été possible. xx






mercredi 12 juillet 2017

Plus jamais

Il ne faut plus.
Plus jamais.
Jamais.

Vu.

Constat du blog

Et si je faisais le point à propos de ce blog...

2010-2011
Je m'en souviens comme si c'était hier. Le lendemain d'une belle connerie, je me suis inspiré du film Julie & Julia pour raconter, avec beaucoup trop de détails, les moments de ma vie. Je m'étais donné pour objectif d'écrire un article par jour, soit 365. Bien sûr, je n'ai pas réussi un tel exploit, mais ce blog m'a apporté beaucoup plus que ce à quoi je m'attendais. Je n'aurais jamais cru que ça aurait intéressé un groupe d'étudiants universitaire à faire un mini documentaire sur moi pour un travail de fin de session. À la suite de cette ''popularité'', certains de mes amis ont visité mon blog et n'ont pas aimé certains passages qui, sans les nommer, parlaient d'eux. Le nombre d'articles s'est élevé à 213. Je ne trouvais pas ça si mal. J'avais l'intention de continuer en ajustant mon concept, mais l'inspiration n'y était plus et je l'ai délaissé. Il faut dire que beaucoup de choses se sont produites par la suite, dont le retour à l'école. Ça allait beaucoup mieux dans ma vie puisque j'ai fait le choix, un soir, de m'asseoir aux côtés de gens formidables qui sont devenues mes amis (et ils le seront pour le restant de ma vie).

2014
Ce n'est qu'en 2014 que le goût d'écrire m'est revenu. J'avais décidé de recommencer le défi d'écrire un article par jour pendant un an, en prenant le soin bien sûr de ne pas trop inclure les gens qui m'entourent. Je n'ai pas terminé mon défi, mais je suis très fier du résultat (un total de 227 articles), en plus de mon français écrit qui s'améliore de plus en plus. Je fais partie du JAG depuis août 2013 et ma vie a complètement changé. Je fais partie du conseil d'administration de l'organisme et je me sens valorisé. Pourtant, je me questionne énormément sur qui je suis et ce que je représente auprès de mon entourage. Hélas, les ennuis allaient bientôt commencer... par le départ de ma chère chatte Maya.

2015
Je croyais que 2010 était la pire année de toute ma vie et que je ne revivrais pas une année aussi difficile, mais 2015 l'a surpassée haut la main, malheureusement. En effet, des milliers de questions se cognaient dans ma tête. J'ai rencontré un gars qui m'a fait me rendre tellement laid. J'avais des sentiments envers lui et je ne comprenais pas pourquoi. Ce blog a été en quelque sorte un exutoire, un ramassis d'éléments confus et de négativisme de haut niveau... je me trouvais lourd, mes amis me trouvaient lourd, je ne me reconnaissais plus.

2016
Seulement deux articles ont été écrits cette année-là. Je commençais à étouffer en entretenant cette relation aussi toxique avec ce gars. Un jour, j'en ai eu assez et j'ai tout simplement mis fin à cette amitié malsaine. Ce n'était pas seulement de sa faute, mais de la mienne aussi, à part égale. Alors que j'essayais de m'en remettre, j'ai appris la mort tragique d'un de mes amis au téléphone. Inutile de vous dire que le deuil a été très difficile. Cela m'a fait réaliser que la vie était courte et qu'il valait mieux se valoriser au lieu de se trouver laid, et surtout qu'il fallait s'occuper des personnes qui sont là pour nous.

2017
Je continuerai de poster ici à plusieurs occasions. Je suis fier de mon blog, j'y vois la montagne russe que je suis. En lisant mes articles de 2010, j'ai constaté que je pouvais être tellement bête. Heureusement, je suis devenu la meilleure version de moi-même, mais pas celle de demain. Au moins, ce que je sais, c'est qu'il y a de l'espoir. Je ne suis pas irrécupérable!

Matthy xx

vendredi 7 juillet 2017

Pixels à sens unique


Hasardez de dénicher le pourquoi j’y ai cru. Qu’après toutes vos mises en garde, avertissements et présages, je faisais la sourde oreille. Tel fut le récit d’un petit cœur pixelisé, esseulé, dans un de ces labyrinthes fuligineux.

Hasardez de dénicher le pourquoi j’ai entamé la partie. Résigné bien des fois à me contenter de sa maigre amabilité, j'en souhaitais plus. Toutes ces pièces, cette monnaie, que j’insérais dans la machine, j’aurais pu être riche à l’heure qu’il est.

Hasardez de dénicher le pourquoi cela me semblait à portée de main. Je me suis dit : « Fonce! t'as plus rien à perdre, même si ça doit t'en coûter la tête!». J’ai pourtant déboursé le triple, non, le quadruple de ce que j’aurais dû.

Hasardez de dénicher le pourquoi je n’étais plus le même, dans l’attente de le fasciner. Même si, au fond, je savais que je ne brillais pas suffisamment, à ses yeux. J’ai appuyé sur pause et j’ai débranché d’un coup sec, comme un diachylon usé.

Je m’hasarde toutefois à me questionner sur comment elle aurait pu se terminer cette désolante partie.
- Matthy Roche 20170629





vendredi 16 juin 2017

Déménagement

Un chapitre s'achevant
Aucun retour concevable

Installé dans ce qui me reste de chambre
J'essaie de m'en remémorer les souvenirs
Pour n'en perdre point morceaux

Quinze années de mon existence
Que je laisse derrière
Pour le mieux j'ose croire

Je ne le réalise pas vraiment
Et c'est peut-être mieux ainsi
Aucune peine ne m'habite
Pour l'instant...

J'ai pris des photos pour me rappeler de toi
Qui m'a vu m'épanouir en l'être que je suis

La salle de bain
Outre ma mise à nu
M'a vu pleurer et angoisser
C'était la seule pièce qui me permettait d'être à mon état le plus vulnérable
Moi-même
Au complet

Un endroit qui a vu naître mon petit frère
Pas à pas

C'est peut-être que je suis trop nostalgique
J'attache beaucoup d'importance aux moments et aux endroits
Qui ont marqué ma vie

Il y en a qui fait le détachement bien rapidement
Mais pas moi
Il me faut tout « cérémoniser »
Aux dernières fois...
Aux premières fois...

Un déménagement, ça ne change pas une vie
Sauf que...

Nous l'avons tellement voulue
Et c'est arrivé au moment où on avait lâché prise.

On ne sait pas ce qui nous attend
Mais on t'attend

Cher maison!



mercredi 26 avril 2017

Cris(s)e d'angoisse

La vie est drôlement fait pareil. Pas plus tard que la semaine dernière, j'étais excité à l'idée de vous écrire les belles choses qui vont m'arriver prochainement. Ne vous en faites pas, les belles choses arriveront en temps et lieu. Le seul hic, c'est que je n'avais pas prévu, encore, toujours, ce sentiment d'angoisse qui m'habite. Quand ça arrive, je ne contrôle ni paroles ni pensées et je dois assumer mes actes au prix de ma crédibilité.

La chose la plus difficile je crois, c'est d'accepter qu'on a disjoncté et d'espérer que la confiance envers les gens autour de toi ne sera pas ternie. C'est de penser qu'avec un peu de temps, ça va passer. Une chose difficile aussi, c'est que tu ne peux pas blâmer les autres d'être aussi imparfaits que toi, sinon tu pars à la guerre de qui est pire que l'autre, et ça, je souhaite ça à personne. 

Je ne suis pas mieux que quiconque, loin loin loin de ça. Inutile de me dire que j'ai commis une bourde, je le savais déjà, avant même que mes actes n'entrent en jeu. C'est difficile de faire comprendre aux gens comment on se sent vraiment à l'intérieur, on a tous nos vies. La preuve, c'est que je fais la même chose aussi, parce que je ne comprends pas certaines réactions d'une telle personne ou une autre. Je le prends durement à prime abord, mais j'essaie de comprendre dans la mesure du possible. Sachez une seule chose, c'est que je serai toujours là pour le monde que j'aime, et c'est un fait indéniable.

Je crois que je devrais suivre une thérapie avec un professionnel, ça me ferait du bien. C'est probablement une maladie mentale qui grandit en moi avec le temps. Ça me ferait du bien d'essayer de comprendre ce qui m'arrive. Peut-être que je vais voir mon problème d'une autre manière. En tout cas, je vais faire les démarches pour savoir quelles options s'offrent à moi. Conseil d'ami, n'ayez pas honte d'aller consulter, ça peut vous sauver une vie de misère.

Donc, oui, j'ai fait une crise d'angoisse hier soir. La cause? Rien en particulier, mais tout à la fois. Bien souvent, c'est un ensemble; un tout. Un tout qui devient comme un parasite dans ton corps. L'échappatoire que j'ai trouvé, c'est d'essayer de repousser toutes les pensées qui me viennent, même les plus petites, pour ne pas à avoir à les confronter. C'est fou comment le corps humain peut réagir en cas d'urgence. Mais la crise d'angoisse a pris le dessus et j'ai paniqué...

Depuis quelques semaines, je songeais à mettre fin à une collaboration avec un site web, mais avec ce qui m'est arrivé, mettons que le choix a été évident à faire, je voulais me détacher d'au moins une source d'angoisse (j'ai vécu de belles expériences, mais je me suis détaché peu à peu et je n'y trouvais visiblement plus mon compte). Vous penserez ce que vous voudrez, je sais que ce que j'ai fait n'était pas quelque chose d'impardonnable. Pourtant, on m'a reproché de manquer de respect (envers une organisation qui ne me considérait pas, et dont j'ai investi de ma poche, sans vraiment de reconnaissance valable). Et après, je dois me sentir mal pour ça... La personne qui m'a dit ça, je l'aime par-dessus tout, je ne mettrai jamais en doute mon amitié pour elle juste parce qu'elle ne pense pas comme moi, mais je peux aussi dire que ses propos m'ont blessé.

Bien rare que je raconte les détails de ma vie désormais, mais il fallait que je mette en contexte et ça me fait du bien de l'écrire, car je m'aperçois de l’imbécillité de la chose. Je ne peux que me féliciter d'avoir posé un geste qui me paraîtra peut-être anodin dans quinze ans. De nouveaux défis m'attendent.

Beaucoup de choses s'en viennent pour moi, une maison avec toute ma famille à mes côtés, un projet qui voit le jour de plus en plus, c'est difficile, mais dans la vie, rien n'est simple... en tout cas, c'est ce qu'on dit. Ce ne sera pas la dernière crise d'angoisse que je vais faire dans ma vie, mais en attendant, je prends sur moi et j'essaie de trouver de la joie dans mon cœur et dans ma tête.

vendredi 21 avril 2017

Arroser mes racines

Je me souviens du jour où j'ai ressenti le besoin de me confier. Je vivais un sale moment à l'intérieur de moi. J'ai écrit que je me sentais souvent seul, que j'avais peur de ne pas être aimé un jour, que les choses n'avançaient jamais comme je le souhaitais... et que je ne savais vraiment plus quoi faire. Vous avez tous répondu à l'appel et vous avez tenté de me remonter le moral, et je vous en suis vraiment reconnaissant.

Cependant, un message a sorti du lot cette journée-là. C'est certain que je comprenais ce que tu voulais dire, mais de le mettre en application m'était plutôt difficile. Il est arrivé beaucoup de choses depuis ce moment où je ne contrôlais plus rien. Voici le message en question:

« Il y a des moments où nous avons l'impression de rien faire pour que les choses avancent, mais ce n'est qu'une impression. [...] Il ne faut pas laissez la vie nous couper nos racines parce qu'elles sont longues à repousser, peuvent repousser toutes croches et être plus faible qu'avant. Tes racines Matthieu sont toujours là, mais manquent seulement un peu d'eau. On va te rafraîchir ça ces racines-là cet été. Prends soin de toi! »

Cela fait désormais un an que tu nous as quittés des suites d'un terrible accident. Un événement qui dépasse tout ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant, et pour bien des raisons. Oui, j'aurais préféré que tu sois encore là à nous faire rire, à se sentir bien par ta présence, mais ton départ a été comme la petite flammèche qu'il me fallait pour avancer.

Une semaine avant ton accident, j'avais déjà pris une grosse décision. J'avais décidé de mettre fin à une relation toxique. J'ai enfin eu le courage de m'écouter et de reprendre en quelque sorte mon amour propre. Mais ton départ n'a fait qu'amplifier mon sentiment de m'écouter et de faire savoir au monde entier la personne que j'étais réellement. Cette année-là, j'ai osé des trucs, et c'était merveilleux, je me suis dépassé et j'ai été fier de moi. J'ai porté davantage attention aux gens qui comptaient le plus dans ma vie, ma famille et mes amis sur lesquels je peux avoir une entière confiance.

Ça n'a pas toujours été facile, mais j'arrivais à remonter la pente plus facilement qu'avant. Je pense tous les jours à toi. J'ai l'impression que tu me donnes une force que je me croyais incapable de ravoir. Tu sais, de belles choses vont arriver prochainement et j'ose croire que c'est en partie grâce à toi. J'ai l'impression que tu as compris comment ça fonctionnait de là-haut.

Un nouveau projet qui me tient extrêmement à cœur et un énorme changement dans ma vie me donnent encore plus envie de continuer. J'essaie de passer outre mes peurs et mes appréhensions, mais je relève la tête. Quand ça va bien, et moins bien, je regarde en l'air et je pense à toi.

Car maintenant, j'ai vraiment envie d'arroser mes petites racines. 💧💧💧

Un an que tu nous as quittés et nous sommes encore dans l'incompréhension. Je commence à accepter ton départ, mais juste de penser que je ne te verrais plus physiquement, ça me trouble. Tu étais un être de cœur et de passion. Désormais, tu es mon petit ange.

Merci Alex xxx

samedi 14 mai 2016

Perdu et retrouvé

L'année dernière, je m'étais perdu, en quelque sorte. Il n'y avait rien que je faisais qui me ressemblait. Vous ne pouvez savoir la pression qu'il y a en moins sur mes épaules en ayant arrêté d'être quelqu'un que je ne suis pas. En ce moment, je me suis éloigné d'une personne que je croyais aimer, mais qui n'était qu'un poison à ma vie. D'une part, ce n'était pas uniquement de sa faute. J'ai osé croire bien des choses, chimères!

J'ai encore de la difficulté à accepter le décès de mon ami. Il manque quelque chose. Il était un rouage plus qu'important au sein de mon petit groupe. J'ai rêvé à lui par deux fois cette  semaine. Je me souviens, je lui ai fait un câlin. Ensuite, toute ma petite gang est venue lui en faire un. Geste que j'ai rarement fait avec lui. Ça m'a fait du bien. Ça fait une semaine que je ne dors pas. Je m'inquiète beaucoup pour mes amis qui le connaissaient plus que moi. Je n'imagine même pas leur peine et leur douleur. Je ne trouve pas les mots pour soulager leur tristesse. Je n'ai que ma présence, car, parfois, les mots sont inutiles. Je pense à eux tous les jours. Je vous aime gang! Il n'y a rien de plus important pour moi que de veiller sur ma famille et mes amis à présent. En un an, j'ai réussi à m'oublier, à n'être que l'ombre de moi-même, je ne vivais pratiquement plus les moments que je passais avec ceux que j'aime. Je ne me concentrais que sur de l'illusion. Ce n'est qu'aujourd'hui que je me suis dit : « Bon sang! Qu'ai-je donc fait ? ». J'espère mieux dormir, calmer cette tête qui crépite depuis tellement trop longtemps, avancer avec de nouveaux projets et, SURTOUT, vivre!

Matthy xx

mercredi 27 avril 2016

À bientôt, mon ami!

Si je vous écris aujourd'hui sur mon blog, malgré un long moment d'absence, c'est parce que je ne trouve pas les mots pour décrire ce que mes amis et moi vivons en ce moment. Nous sommes en deuil. Nous devons vivre avec le décès d'un ami, parti trop vite. Je ne fais que repenser à la semaine avant son accident, nous avions enfin réussi à tous nous voir lors d'une même soirée. Ça tenait pratiquement du miracle par les temps qui cours!

Jeudi, 21 avril 2016. 11 h 53.

C'est le moment précis où j'ai appris la fatidique nouvelle, celle qui bouleverse tout. Cette nouvelle à laquelle nous ne sommes jamais préparés. C'est surtout la première fois que je dois faire face à la perte soudaine d'un ami. Il n'avait que 26 ans, et tout l'avenir devant lui. Il savait où est-ce qu'il s'en allait. C'est d'ailleurs l'une des raisons du pourquoi je l'admirais autant. Il méritait la vie qu'il avait, parce qu'il avait su choisir la vie qu'il voulait.

Il était le noyau central de notre petit groupe. Il apportait toujours de folles idées, et nous embarquions à cent mille à l'heure. Nous avions confiance en lui. Il était unique. À présent, c'est de parler de lui au passé qui me fait le plus mal. J'espère encore le voir surgir de nulle part, en criant que tout ça n'était qu'une mise en scène et que son absence servait à nous préparer le plus grand de tous les jeux. Sa folie me manque déjà...

Je pense à celles et ceux qui étaient encore plus près de lui. Je ne peux imaginer ce qu'ils traversent en ce moment. Sa copine, ses meilleurs amis, sa famille, je suis déchiré de voir que tout bascule.

Quand je repense à ses petites mimiques et à sa folle folie, je ressens un vide, comme si je réalisais par bribes que tout ça ne sera plus. Jamais plus il ne surgira de nulle part pour nous faire le saut, jamais plus il va s'approcher de toi en te chuchotant des niaiseries et jamais plus il nous fera l'honneur de sa présence physique. Aurevoir Alex! À la prochaine.


dimanche 17 mai 2015

Des éclats de verre

Des éclats de verre et de rêve me font saigner. Une bombe s'abat et ma conscience en fugue. Trop de guerre pour un tout petit corps. Trop de trop pour que je puisse avaler. Un regard des deux côtés, trop tard. Je suis désormais impliqué dans une histoire. Un chapitre qui se construit sans mon consentement. Une vie qui ne fait que m'agacer avec des faux semblant, si délicieuse et si amère à la fois. Regarder une dernière fois derrière moi pour être certain, se renfoncer plus creux. Un désir ardent qui vaut plus que tout ce que je possède. Prêt à déchirer mon âme pour un peu de chaleur. Déception de réaliser qu'il y a toujours mieux ailleurs que soi. Perte totale de compréhension, perte totale de raison. C'est pratiquement de l'hérésie, des balivernes. Ne plus se reconnaître devant un miroir. Passer à côté de quelques pages. Ne plus savoir danser convenablement. Trop de questions pour un si grand cœur. Trop de trop pour me sentir en vie. Avoir envie d'avoir sa chance. Déception de réaliser qu'il y a toujours mieux que soi. Vouloir tout arrêter et enfin respirer. C'est inutile, la gueule du loup est tentante. Recroquevillé dans un coin, je mange mes misères en silence. Un silence criard. Un silence noir. Un silence sans nom. C'est toujours ainsi, ça recommence, toujours et toujours. Des éclats de verres et de rêve qui me font saigner.

Matthy xx

D'une manière ou d'une autre

D'une manière ou d'une autre, j'ai grandi. J'ai grandi d'avoir su me rapprocher. Malgré tout le mal que ça me procure, je veux savoir. Je veux savoir jusqu'où ça pourrait aller. D'une manière ou d'une autre, je comprends. Je comprends que je suis confronté à une dure réalité. La douleur ne s'amoindrit pas, c'est juste la carapace qui se renforce et qui m'empêche de déconner. D'une manière ou d'une autre, je vois. Je vois tout ce que je peux accomplir avec une certaine volonté. Je constate qu'il y a, quelque part, un petit quelque chose fait sur mesure pour ma grandeur d'âme. D'une manière ou d'une autre, je pleure. Je pleure de ne pas avancer. Malgré le fait qu'il me suffirait de me frayer un chemin tracé tout juste devant moi. C'est de savoir qu'il me manque une sphère à mes côtés. C'est ce qui embrouille mon système de contrôle. D'une manière ou d'une autre, j'ai grandi. J'ai grandi parce qu'en ayant pleuré, en ayant vu et en ayant compris, je peux m'estimer heureux de ressentir. Même si mes envies ne sont pas comblées, je marcherais droit pour découvrir la suite de ma vie. Malgré le fait que ça pourrait être avec ou sans.

Matthy xx

La douleur et ses manies

Je ne comprends pas cette douleur. Elle est si intense, mais silencieuse. Tout se passe à l'intérieur, comme un secret. Cette douleur me connaît par cœur. dans les moindres détails. Elle sait si bien jouer contre moi que, durant  la nuit, elle ouvre la porte des mauvais souvenirs. Elle essaie de m'épuiser pour que je craque. Heureusement, je suis fort, mais je ne pourrais maintenir le cap bien longtemps. La douleur s'intensifie en riant. Pourtant, elle n'a rien fait, elle. Elle ne fait que nourrir mes peurs. C'est ce qui l'amuse. Il ne faut pas lui en vouloir. J'ai bien beau lui demander de partir, mais elle me rit au nez, comme le ferait un singe. Quand je mets les freins, la douleur va voir ailleurs. Elle revient au galop à la seconde où l'angoisse me reprend, puis elle s'amuse à nouveau. Elle connaît mes points faibles. Elle sait ce qui me fait exploser. C'est ce qui l'excite. Elle se fout de ce qui peut m'arriver, elle est égoïste. La douleur ne peut ressentir la douleur, elle. Elle ne sait pas c'est quoi avoir mal. Elle ne peut pas comprendre, elle. Je veux pouvoir l'enlever de ma tête malgré que je sais qu'elle s'en ira et se lassera de moi pour quelque temps. Jusqu'au moment où je lui redonnerais envie de sonner à ma porte. Elle se souvient toujours de moi et de ce qui me fait mal, même après des années. Cette douleur, elle sait qu'elle ne craint rien. Si je tente de la déjouer, ça ne pourrait qu'aggraver les choses. Elle n'est pas bête, elle se lie d'amitié avec mes peurs pour me défier. Ce n'est pas un combat loyal. Ils me font reculer dans un coin en ne sachant plus quoi faire. Dans ma tête, il y a ce bruit silencieux. Je voudrais tellement crier pour tout faire sortir. Avec le temps, madame Douleur apprend bien les leçons. Elle me laissera un répit une fois de temps à autre pour savourer encore plus les prochaines fois. Elle se montre bien mesquine. Ce n'est pas de sa faute, elle en demande toujours plus. Il faut bien se satisfaire dans la vie non ? J'ouvre les valves souvent quand elle vient me piquer, car c'est tout ce que je peux faire. Je n'ai plus le contrôle. Je ne peux même plus me supporter. Elle se montre bien fière d'avoir réussi à me dominer. Je me sens si minuscule avec elle. Elle me demande de me tenir sage, c'est notre secret à nous deux. Tout ce qu'elle veut dans le fond, c'est se sentir spéciale. Ce n'est pas de sa faute, elle ne connaît que ça de la vie. Ça ne doit pas être évident pour elle. J'aimerais bien qu'elle aille jouer ailleurs, je voudrais dormir en paix. En même temps, je fais exprès de l'attirer, avec mes envies inassouvies. Tout est de ma faute. Je commence à comprendre maintenant. La douleur est fragile et elle ne veut que jouer, avoir de l'attention. Ça lui donne une raison de vivre.

Matthy xx

mardi 5 mai 2015

Fire Meet Gasoline


Je laisse cette chanson ici en espérant qu'elle vous donnera autant de frissons que j'ai pu en ressentir en l'écoutant. Nous avons beau dire que nous ne comprenons pas la moitié des mots que Sia prononce, mais sa force de vivre transparaît dans sa voix. C'est sublime.

Toucher les étoiles sans me brûler

Je regarde le plafond sans dire un seul mot.

Je me sens épuisé de tout ce qui m'arrive... ou plutôt de ce qui ne m'arrive pas. Je prends tout ça un peu trop dramatiquement, mais c'est comme ça que je me sens. Il y a des années que je me sens fatigué de tout... et je ne sais pas ce qui me rendrait vraiment heureux. Je sens beaucoup de changement autour de moi et je dois gérer le tout en essayant de guérir mon manque de confiance. Je me prends pour un funambule malhabile qui s'enligne sur son fil de fer au dessus d'une immense abîme. Je me laisse miroiter des histoires parce que c'est beaucoup plus beau que la réalité qui s'offre à moi. C'est beaucoup mieux que ce à quoi je dois faire face. L'impression de ne pas être à la hauteur n'existe pas. C'est beaucoup plus facile, plus léger.

Je continue de regarder le plafond sans dire un seul mot.

Je regarde le film de ma vie et de tout ce que j'ai accompli. Il y a de beaux moments, mais il y a aussi des moments atrocement éprouvants. Je reprends mon souffle, je me relève, en essuyant mes larmes. Ils n'arrêtent pas de me dire que je suis fort et qu'il faut que je fonce... mais avant de continuer ma course, il faudra bien que je trouve le moyen de me détacher de ces boulets qui me retiennent. Je me demande parfois où je trouve la force de continuer. Je suis essoufflé et ça me rend fou. Je ne veux pas me faire interner de trop vivre dans mes rêves quand je vais vieillir. Je ne veux pas que mes illusions aient finalement raison de moi. Je ne veux pas mourir avant de me donner complètement à quelqu'un même si on n'arrête pas de me répéter que la seule personne qu'il faut aimer c'est soi-même. Je me demande parfois où je puise mon énergie à continuer de sourire et à aimer. Je pourrais facilement commencer à détester tous ces gens qui s'étreignent par envie. Je pourrais aisément me retirer et rester dans mon coin à en vouloir à la planète entière. Je ne sais pas pourquoi j'ai cette rage de vivre, cette volonté de me relever quand je tombe violemment au sol.

Je ferme les yeux en espérant que ça va finir, mais ça va continuer.

C'est en ayant ramassé d'immenses déceptions que je ne vois plus vraiment de lumière autour de moi. J'ai mal à mon être de toujours devoir repartir à zéro. Je veux simplement arrêter de m'enfoncer dans des sables mouvants. Je voudrais m'élever pour admirer une belle vue, toucher les étoiles sans me brûler, tracer un destin convenable. Je n'en demande pas trop, enfin je crois... Je sais que j'ai tout en mon pouvoir pour changer les choses, mais je veux m'orienter vers la bonne direction. Ce que, visiblement, je n'arrive pas à faire.

Matthy xx

dimanche 26 avril 2015

Tendresse et Caresse

J'aimerais écrire tout ce qui de trame dans ma tête, mais je suis incapable de l'exprimer en mots. En ce moment, je suis saturé. Je suis une vraie petite bombe à retardement. Je ne suis plus capable de me supporter. Autant je vis dans mes rêves parce qu'ils me paraissent plus beaux, autant je sais que ce ne sont que des chimères. C'est justement le retour à la réalité qui me fait le plus mal et qui me détruit petit à petit. C'est de savoir que ce ne sera jamais comme dans mes pensées. Ça me fait mal de ne pas savoir où j'en suis dans ma vie. Je tourne toujours en rond en espérant que ce sera enfin mon tour. Mon seule réflexe c'est de retourner dans mes rêves, là où je peux tout contrôler.

Je ne suis plus sûr de rien du tout. Je m'essouffle et je pleure souvent. Je ne sais même plus ce qui me rendrait heureux. En fait, je le sais, j'ai besoin de me sentir désiré, j'ai besoin d'un peu de tendresse. Je sais que c'est vraiment désespéré comme demande, mais...

En fait, pour résumer un peu le tout, voici un petit texte que j'ai écrit il y a quelques années. Malheureusement, c'est toujours d'actualité dans ma vie, mais d'une manière différente.

Il passa sa vie à chercher comment faire l'amour
Bien sûr, l'amour se façonne et se construit
Certaines personne ont un peu de mal à le confectionner ou ne savent pas par où commencer
L'amour devient ainsi tout croche
Il passa sa vie à tenter de le découvrir
Il a essayé de regarder sous lit, dans ses draps et sous ses paupières
Peine perdue, il pleura
Il saisi tout ce qui pouvait être une parcelle d'amour
Pourtant, il est loin de ce qu'il recherche
Un peu de tendresse et de caresse
Il marche continuelle en quête de sa mission
Plus les jours passa, plus son cœur avait honte
Ce cœur avait honte de lui, car il ne lui avait pas donné ce qu'il désirait tant
Il se demanda comment faisaient les autres pour l'amour aussi facilement
Il désirait tant pouvoir voir son reflet dans les yeux de l'être qui l'aimera
Il marcha encore et toujours vers cette quête
Pourtant, il a la joie de vivre, des amis, une famille
Mais il voulait combler un manque
Il regardait tout autour de lui ces couples qui se font
Et il rentre chez lui, seul
Il marche encore, mais plus lentement
Il perd espoir, il n'a plus d'énergie
Il a cette force de vivre que peu de personnes ont
Cette gamme d'émotions nouvelles quand il le voit
Puis, aussitôt frappé par un mur solide, épais, noir
Qui le ramène à la réalité
Il ne cherche qu'une chose
Trouver une solution à son problème
Comment faire l'amour
Il ne sait pas comment s'y prendre quand l'occasion se présente
Il ne sait pas quoi dire devant ce coup de cœur
Il se lamente et pleure de ne rien savoir, de ne rien connaître
Il a beau étudier dans les livres des théories
Mais la pratique reste toujours la meilleures des réponses
Il marche encore, plus vite, car il est pressé
Pressé de connaître et de comprendre
De rencontrer et d'exploer
De façonner à sa manière
Mais ce mur est persistant
Il rentra chez lui tête baissée
Épuisé
Dans le fond, tout ce qu'il recherche
C'est un peu de tendresse et de caresse

Voilà, c'est comme ça que je me sens. Je n'ai pas encore compris comment on faisait l'amour. D'un point de vue extérieur, cela semble vraiment facile... mais quand il s'agit de moi, je perds les pédales. J'ai seulement besoin d'un peu d'affection. Je n'en demande pas tant, sauf que ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et j'en suis conscient. Mais je ne veux plus continuer à le vivre dans mes rêves, je ne veux plus seulement me contenter de ce que j'ai... de ramasser des parcelles par terre.

Matthy xx